« Pouvez-vous venir récupérer ce chat ? »
« Je vous ai envoyé un message hier et personne ne m’a répondu. »
« Vous êtes une association, c’est votre travail ! »
« Oui mais ce chat, ce n’est pas le mien ! »
Ces phrases, les bénévoles des associations de protection animale les entendent régulièrement.
Elles sont parfois prononcées sous le coup de l’urgence ou simplement parce que le fonctionnement d’une association est mal connu.
Alors aujourd’hui, nous souhaitons expliquer ce qui se cache réellement derrière le mot « association ».
Derrière une association, il y a des bénévoles
Chez Les Amis de Vasco, il n’y a pas une équipe de salariés qui attend qu’un téléphone sonne.
Pas de standard ouvert jour et nuit, pas de permanence 24h/24, pas de véhicule prêt à partir en intervention à toute heure.
Il y a des bénévoles.
Des personnes qui ont un travail, une famille, des animaux, des obligations… et qui consacrent une partie de leur temps personnel à l’association.
Un message envoyé le soir peut donc recevoir une réponse le lendemain. Un appel peut rester sans réponse quelques heures.
Et parfois, si nous ne répondons pas, c’est justement parce que nous sommes en train de nous occuper de l’association : rendez-vous vétérinaire, soins, transport d’un animal, adoption, administratif…
Ce n’est pas du désintérêt.
C’est la réalité du bénévolat.
« Vous êtes une association, c’est votre travail ! »
Non.
La protection animale est notre engagement et une cause à laquelle nous consacrons énormément de temps et d’énergie.
Mais ce n’est pas notre travail.
Être bénévole, c’est donner gratuitement de son temps au service d’une cause. Et ce temps n’est pas illimité.
Nous pouvons être profondément engagés sans être disponibles 24 heures sur 24, 365 jours par an.
Nous aimerions pouvoir dire oui à chaque animal
Mais parfois, nous devons dire non.
Parce que nos familles d’accueil sont complètes.
Parce que les animaux déjà pris en charge nécessitent beaucoup de soins.
Parce que nos finances ne permettent pas d’assumer une prise en charge supplémentaire.
Ou simplement parce que nous avons atteint nos limites humaines et matérielles.
Dire non ne signifie pas :
« Cet animal ne nous intéresse pas. »
Cela signifie :
« Aujourd’hui, nous ne sommes pas en capacité de lui apporter la prise en charge dont il a besoin. »
Et savoir reconnaître nos limites, c’est aussi continuer à prendre correctement soin des animaux qui nous ont déjà été confiés.
Derrière un « oui », il y a beaucoup de choses
Prendre un chat en charge ne consiste pas simplement à lui ouvrir une porte.
Il faut trouver une famille d’accueil, organiser son arrivée, vérifier son identification, assurer les rendez-vous vétérinaires, les soins, la vaccination, la stérilisation et les traitements nécessaires.
Il faut également financer son alimentation, suivre son évolution, parfois travailler sa sociabilisation, préparer sa mise à l’adoption, étudier les demandes et accompagner son départ.
Certaines prises en charge durent quelques semaines. D’autres plusieurs mois, voire beaucoup plus longtemps.
Derrière un seul « oui », il peut donc y avoir des dizaines d’heures de bénévolat et des centaines d’euros de dépenses.
« Oui mais ce chat, ce n’est pas le mien ! »
C’est vrai.
Le chat que vous venez de trouver ne vous appartient probablement pas.
Mais il n’appartient pas davantage au bénévole que vous contactez.
Entre vous et nous, pourtant, il y a un animal qui a besoin d’aide.
La protection animale fonctionne lorsque chacun accepte, selon ses possibilités, de devenir un maillon de la chaîne.
Vous pouvez peut-être mettre l’animal en sécurité, l’emmener chez un vétérinaire pour vérifier son identification, interroger le voisinage, diffuser sa photo ou rechercher si quelqu’un a signalé sa disparition.
Et parfois, si vous le pouvez, l’héberger temporairement pendant qu’une solution est recherchée.
Lorsque vous contactez une association, donnez-lui le maximum d’informations et précisez également ce que vous êtes en mesure de faire.
Aider un animal ne signifie pas forcément devoir l’adopter.
Quelques démarches ou quelques jours d’aide peuvent parfois faire toute la différence.
Nous ne sauverons pas toute la planète
Nous aimerions sauver chaque chat, répondre immédiatement à chaque demande et trouver une solution à chaque urgence.
Mais aucune association ne dispose de ressources infinies.
Nos places en famille d’accueil sont limitées.
Nos finances sont limitées.
Notre temps aussi.
Ce n’est pas une question de volonté.
Alors nous faisons au mieux, un animal après l’autre, avec les moyens dont nous disposons.
Reconnaître nos limites n’est pas renoncer à notre mission.
C’est ce qui nous permet de continuer.
Et vous pouvez faire partie de la solution
En comprenant qu’une réponse peut parfois prendre un peu de temps.
En réalisant les premières démarches lorsque vous trouvez un animal.
En partageant nos publications.
En devenant famille d’accueil.
En faisant un don.
Ou simplement en faisant connaître autour de vous la réalité du travail associatif.
Car la protection animale n’est pas uniquement l’affaire des associations.
C’est une chaîne de solidarité.
Chez Les Amis de Vasco, nous continuerons à faire tout ce qui est possible avec notre temps, nos moyens, nos familles d’accueil et votre soutien.
Mais gardons une chose en tête :
Nous sommes bénévoles.
Nous ne pouvons pas tout faire.
Mais ensemble, nous pouvons faire beaucoup. 🐾